Est-ce vraiment des algues dans ta piscine ?

Pas tout ce qui trouble l’eau ou salit les parois n’est forcément des algues. Du pollen tombé dans le bassin au printemps, des dépôts de calcaire sur les parois ou encore un trouble lié à un déséquilibre du pH peuvent ressembler à une infestation algaire sans en être une. L’enjeu, c’est de ne pas traiter pour rien, ou pire, de traiter à côté.

Ce que tu vois n’est pas forcément des algues

Un dépôt jaunâtre au fond peut être du pollen ou de l’algue moutarde : à la surface et facilement évacué par la filtration, c’est plutôt du pollen. Accroché aux parois dans les zones d’ombre et qui revient après brossage, c’est de l’algue moutarde. De la même façon, une paroi rugueuse au toucher évoque plutôt du tartre calcaire, alors qu’une paroi glissante et visqueuse, c’est un biofilm algaire.

Les premiers signaux à surveiller

Les algues envoient des signaux avant même d’être visibles. Une chute brutale du taux de chlore sans raison apparente, un filtre qui se colmate plus vite que d’habitude ou des parois glissantes malgré une eau encore claire : ce sont souvent les premiers stades d’une infestation, bien avant que l’eau ne change de couleur.

Les différents types d’algues et comment les reconnaître

Il existe plusieurs familles d’algues, et elles ne se ressemblent pas. Couleur, texture, localisation dans le bassin : chaque type a ses caractéristiques visuelles propres. Voici comment les distinguer.

Les algues vertes

Algues vertes piscine

C’est le type le plus courant. Elles donnent à l’eau une teinte verte uniforme et trouble, parfois si dense qu’on ne voit plus le fond au-delà d’un mètre et demi. Sur les parois, elles forment un dépôt visqueux et gluant qui rend les surfaces très glissantes. C’est souvent la première chose que tu remarques avant même de voir l’eau changer de couleur.

Les algues moutarde

Algues jaune moutarde piscine

Elles ressemblent à une fine poudre jaune-ocre ou orangée, un peu comme du sable très fin déposé au fond du bassin. Leur particularité : elles se dispersent au moindre mouvement d’eau ou coup de brosse, mais reviennent systématiquement au même endroit si aucun traitement n’est appliqué. On les retrouve surtout dans les zones d’ombre, les angles et les recoins des escaliers.

Les algues noires

Algue noire piscine

Elles ne troublent pas l’eau. Elles se manifestent sous forme de petites taches sombres, noirâtres ou bleu-vert très foncé, souvent de la taille d’une pièce de monnaie. Elles s’incrustent dans les joints de carrelage, les fissures et les zones rugueuses du revêtement. Ce qui les rend particulièrement coriaces, c’est qu’elles développent des racines profondes dans le revêtement : le brossage seul ne suffit pas à les déloger.

Les algues rouges

Algue rouge rose piscine

Contrairement à leur nom, ce ne sont pas des algues au sens botanique : il s’agit de bactéries chromogènes. Elles forment un film gluant rose ou rouge qui recouvre principalement les surfaces en plastique : liner, paniers de skimmers, joints, échelles et buses de refoulement. Leur localisation très spécifique sur le plastique est leur signe distinctif.

Tu penses avoir des algues : comment confirmer le diagnostic ?

Avant de traiter, prends deux minutes pour confirmer ce que tu as sous les yeux. Un mauvais diagnostic, c’est souvent un traitement inefficace et une piscine qui reste dans le même état.

Le test du toucher

Passe la main sur une paroi suspecte. Si elle est simplement rugueuse, c’est probablement du calcaire. Si elle est glissante, voire poisseuse, c’est un biofilm algaire : les algues produisent cette substance gélatineuse pour se protéger. C’est le test le plus rapide et le plus fiable pour trancher.

Observer les zones touchées

Les algues ont leurs zones de prédilection : les recoins peu éclairés, les angles, les marches d’escalier, partout où la circulation de l’eau est faible. Si les dépôts ou les taches se concentrent dans ces endroits précis, tu as de fortes chances d’avoir affaire à des algues plutôt qu’à un autre type de dépôt.